La 60e édition du Super Bowl, animée à la mi-temps par la star du reggaeton Bad Bunny, n’a pas battu le record d’audience historique établi l’an dernier mais sa performance en fait le deuxième le plus regardé de l’histoire, selon des chiffres publiés mardi 10 février par l’institut Nielsen.
Près de 125 millions de téléspectateurs américains ont suivi la victoire écrasante des Seahawks de Seattle face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre sur les médias de NBCUniversal : la chaîne NBC, la plateforme Peacock, la chaîne hispanophone Telemundo, NBC Sports Digital et le service de streaming NFL+.
Une performance remarquable mais l’audience totale n’a pas permis d’égaler le record de l’année précédente. Le 59e Super Bowl, diffusé sur Fox, Fox Deportes et Telemundo et en streaming sur Tubi, avait attiré 127,7 millions de téléspectateurs, selon Nielsen. A noter que le match de cette année a culminé au cours du deuxième quart-temps à 137,8 millions de téléspectateurs simultanés aux États-Unis, selon Nielsen.
Le concert de Bad Bunny a rassemblé en moyenne 128,2 millions de téléspectateurs lors de cette finale du championnat de football américain. Une performance un peu en dessous du record établi l’an dernier par le rappeur Kendrick Lamar (133,5 millions de téléspectateurs), et de Michael Jackson en 1993 (133,4 millions). Sa prestation a suscité un véritable engouement sur les réseaux sociaux, avec un total de 4 milliards de vues dans les 24 heures suivant la représentation, selon NBC Sports.
L’événement a été le Super Bowl le plus regardé de l’histoire de la télévision hispanophone aux États-Unis, avec une moyenne de 3,3 millions de téléspectateurs sur Telemundo, avec un pic à 4,8 millions, selon Nielsen.
Les annonceurs ont déboursé jusqu’à 10 millions de dollars pour des spots publicitaires de 30 secondes diffusés pendant le match.
L’institut a précisé qu’il s’agissait du premier Super Bowl à être mesuré à l’aide de sa méthodologie de mesure « Big Data + Panel », officiellement lancée en septembre et qui « fournit la mesure TV la plus précise à ce jour ».
La présence de Bad Bunny a engendré des semaines de polémique aux Etats-Unis : la droite s’est plainte du choix de la star de Porto Rico, qu’elle ne trouvait pas assez américain alors que l’île des Caraïbes est un territoire des Etats-Unis depuis 1898, et le président Donald Trump a boudé l’événement. Cela n’a pas empêché la star de livrer une prestation festive, jalonnée de nombreuses références culturelles à son île et de symboles, des apparitions surprises de Lady Gaga et Ricky Martin et un hommage au pionnier du reggaeton, Daddy Yankee. La fin du concert, donné en espagnol, a ainsi été marquée par une procession de drapeaux latino-américains rappelant que l’Amérique est un continent riche de tous ses peuples, avant d’être un pays.
Donald Trump a dénoncé le concert comme « un affront à la grandeur de l’Amérique », une semaine après que le chanteur a appelé lors des Grammy Awards à mettre « dehors » l’ICE, la police de l’immigration américaine.
