Justice

Morandini : condamné pour corruption de mineurs, l’animateur renonce à « tout recours »

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Actualité n° 343414 | Publié le 30 janv. 2026 15:14 | 384 mots
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Jean-Marc Morandini, animateur de CNews, a annoncé le 30 janvier qu'il renonçait à tout recours après avoir été définitivement condamné pour corruption de mineurs. Il a exprimé son souhait d'obtenir une seconde chance, après dix ans de procédures judiciaires. La Cour de cassation a confirmé sa condamnation pour avoir envoyé des messages sexuels à des adolescents, entraînant une peine de deux ans de prison avec sursis et une amende de 20 000 euros. Malgré cela, CNews a décidé de le maintenir à l'antenne, suscitant des critiques de plusieurs personnalités, dont Philippe de Villiers et le Journal du dimanche, qui soutiennent les victimes. Morandini a également renoncé à contester une condamnation pour harcèlement sexuel, rendant cette décision définitive.
Résumé généré par une IA. (L'IA peut faire des erreurs)

L’animateur Jean-Marc Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l’antenne de la chaîne CNews, a annoncé vendredi 30 janvier qu’il renonçait à « tout recours » et a demandé de lui « accorder une seconde chance ».

« Après dix ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours », a-t-il indiqué sur le réseau social X, alors qu’il envisageait jusqu’alors de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance », a ajouté celui dont le maintien sur CNews fait débat.

Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Jean-Marc Morandini, 60 ans, a en outre une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs, et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles est confirmée.

Dans la foulée, CNews a maintenu l’animateur à l’antenne, faisant valoir que « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice » avec ce recours envisagé devant la CEDH. 

Plusieurs vedettes de CNews – Sonia Mabrouk, Pascal Praud, Laurence Ferrari – ont pris leurs distances avec son maintien. Philippe de Villiers, qui coanime sur CNews l’émission hebdomadaire Face à Philippe de Villiers, ainsi que le Journal du dimanche (JDD), autre média de la galaxie Bolloré, ont aussi marqué leur désapprobation quant à cette décision. 

« Le JDD se tient aux côtés des victimes, qui assurent être profondément blessées par le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne » de CNews, a écrit la rédaction dans la rubrique « Mauvaise semaine ». « Je m’associe à la rédaction du JDD », a indiqué sur X Philippe de Villiers.

Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’est depuis alourdi : l’animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui va la rendre définitive. Dans ce dossier, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir « usé de pressions pour obtenir un acte sexuel » de la part d’un jeune comédien. Le présentateur du Morandini Live doit en outre payer une amende de 10 000 € et indemniser la victime, et il a également l’obligation de suivre des soins psychologiques.