L’animateur Jean-Marc Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l’antenne de la chaîne CNews, a annoncé vendredi 30 janvier qu’il renonçait à « tout recours » et demandait de lui « accorder une seconde chance ».
« Après dix ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours », a-t-il indiqué sur le réseau social X, alors qu’il envisageait jusqu’alors de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance », a ajouté celui dont le maintien sur CNews fait débat.
Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Jean-Marc Morandini, 60 ans, a en outre une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs, et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles est confirmée.
Dans la foulée, CNews a maintenu l’animateur à l’antenne, faisant valoir que « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice » avec ce recours envisagé devant la CEDH. Plusieurs vedettes de CNews – Sonia Mabrouk, Pascal Praud, Laurence Ferrari – ont pris leurs distances avec son maintien.
Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’est depuis alourdi : l’animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui va la rendre définitive. Dans ce dossier, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir « usé de pressions pour obtenir un acte sexuel » de la part d’un jeune comédien. Le présentateur du Morandini Live doit en outre payer une amende de 10 000 € et indemniser la victime, et il a également l’obligation de suivre des soins psychologiques.
